Biographie

Originaire d’Alsace, je suis un photographe amateur et je pratique mon « vrai métier » plutôt en milieu urbain, en contact avec beaucoup de monde tout au long de la semaine et arrive le week-end, je délaisse l’effervescence du monde des humains pour m’immerger dans le monde de la nature, du silence, de la sérénité. Cette passion a débutée par un cadeau, un compact ROLLEI XF 35; je devais avoir 12 ans. J’ai battu la campagne environnante autour de chez moi de longues années avec cet appareil. Plus tard, je l’ai remplacé par un NIKON F4S. C’était le temps de l’argentique et je faisais essentiellement du paysage et un peu de macro. J’ai complètement arrêté la photographie pendant au moins 10 ans et c’est la peinture qui a pris le relais. Pour mon retour à la photo des années après, on était passé au numérique et j’ai découvert une toute autre façon d’appréhender la photographie. Mais la pratique de la peinture avait laissé des traces et seule la macro me permettait de retrouver des sensations similaires.

J’ai habité pendant 10 ans dans le delta de la Sauer au nord de l’Alsace et la libellule était le complice fidèle de mes innombrables sorties dans cette réserve naturelle. Ce qui me fascine par-dessus tout chez les libellules, ce sont leurs ailes. Leur graphisme, leur structure, leur transparence, leur fragilité. Suivant l’angle de prise de vue, on a l’impression qu’elles sont en verre ; souvent apparaissent de véritables vitraux.

Je fréquente toujours les zones humides le long du Rhin pour être sûr d’y trouver des libellules mais j’ai rarement une idée précise en tête. Une fois le sujet repéré, le matériel mis en place, je regarde l’écran du boitier et je plonge littéralement dans une autre dimension. Je découvre alors des détails et des graphismes insoupçonnés à l’œil nu et un univers infini s’ouvre à moi. C’est comme faire du paysage avec un 300 mm : on taille dans le sujet, on en prélève la quintessence.

Plus encore qu’en macro traditionnelle, le domaine des forts grandissements nécessite une recherche du graphisme des plus poussée. Dans beaucoup de cas, le spectateur a du mal à identifier le sujet et le graphisme de l’image devient l’attrait premier. Les petits détails que je découvre dans mon viseur demandent une composition et un cadrage sans faille et donc une recherche esthétique de chaque instant. Le graphisme devient aussi important que le sujet lui-même mais sans aucune volonté de me détacher des autres styles de macrophotographie. Par contre, opter pour le MPE65 associé au focus-stacking est une manière de ne pas marcher sur les pas des autres photographes.

La macro c’est ma passion, mais j’aime aussi beaucoup le noir et blanc, surtout les paysages enneigés et les photos de nuit.

Alfred BLAESS